Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 192 – Les « bienveillants » : quand l’amour du prochain devient une arme de distraction massive
Il était une fois, dans un pays pas si lointain, une espèce en voie de prolifération : les prétendus « Bienveillants ». Armés de sourires enjôleurs, de phrases toutes faites et d’une moralité à toute épreuve (sauf quand il s’agit de regarder leurs propres contradictions en face), ces êtres supérieurs ont une mission : sauver le monde. Ou du moins, sauver leur image.
Le grand remplacement des idées
Les prétendus « Bienveillants » ont un talent inné : transformer chaque débat en leçon de morale. Vous osez pointer du doigt un problème ? Vous êtes immédiatement étiqueté « hater », « phobique » ou pire, « complotiste ». Leur stratégie est imparable : plutôt que de discuter du fond, ils attaquent la forme. Et surtout, vous. Car, voyez-vous, le vrai problème, ce n’est jamais la réalité, c’est toujours celui qui a le malheur de la mentionner.
Prenez l’exemple de la dernière réforme sociale. Un citoyen lambda ose dire : « Mais enfin, cette mesure ne résout rien et coûte une fortune ! » La réaction du prétendu « Bienveillant » ? « Ah, vous êtes contre le progrès social, donc ? Vous manquez d’empathie. » Magique, non ? En deux phrases, le débat est enterré, et vous voilà cloué au pilori de la honte éternelle.
La prétendu « Bienveillance », nouvelle religion d’état
Les prétendus « Bienveillants » ont leurs dogmes, leurs rituels et leurs hérétiques. Leur catéchisme ? « Il faut être bienveillant. » Leur excommunication ? « Tu es méchant. » Leur paradis ? Un monde où personne n’ose plus ouvrir la bouche de peur d’être accusé de « manquer de nuance » (traduction : « de ne pas être d’accord avec nous »).
Leur arme préférée ? L’inversion des rôles. Vous critiquez leur gestion désastreuse d’un dossier ? « Vous êtes violent, vous nous agresser. » Vous soulevez un conflit d’intérêts ? « Vous êtes jaloux de notre succès. » Vous demandez des comptes ? « Vous êtes obsédé par la négativité. »
Dans leur monde, la victime est toujours eux. Même quand ils tiennent le couteau.
Le syndrome du miroir brisé
Le plus drôle (ou tragique, selon votre degré de cynisme), c’est que les prétendus « Bienveillants » se présentent comme des parangons de tolérance. Pourtant, leur tolérance a une limite très claire : elle s’arrête là où commence la critique.
- « On doit accepter tout le monde ! » → Sauf ceux qui ne pensent pas comme nous.
- « Il faut écouter toutes les opinions ! » → Sauf celles qui nous dérangent.
- « La diversité est une richesse ! » → Sauf la diversité des idées.
Leur bienveillance est à géométrie variable : elle s’étend à tous… sauf à ceux qui osent les contredire.
Comment les reconnaître ?
Un prétendu « Bienveillant » se repère facilement :
- Il parle toujours au nom des autres (« Les gens souffrent à cause de toi »).
- Il utilise des mots compliqués pour éviter de dire quelque chose de concret (« C’est une problématique systémique intersectionnelle »).
- Il a toujours un exemple extrême pour discréditer votre argument (« Donc toi, tu soutiens les dictatures ? »).
- Il ne répond jamais à la question (parce que la réponse, c’est vous le problème).
Et maintenant ?
Alors, que faire face à cette invasion de prétendus « Bienveillants » ?
- Ne pas se laisser intimider. Leur arme, c’est la culpabilisation. Votre bouclier, c’est le bon sens.
- Exiger des faits. Ils adorent les généralités ? Demandez-leur des preuves.
- Rire. Car, au fond, leur hypocrisie est si grosse qu’elle en devient comique.
Et surtout, rappelez-vous : la bienveillance, c’est comme le ketchup. En petite dose, ça passe. En trop grande quantité, ça donne la nausée.
« La bienveillance mal placée est la pire des tyrannies. » — Un méchant (probablement).
Share this content: